Après le diagnostic électricité, aborder la rénovation électrique

Vous vous en doutiez mais le diagnostic électrique que vient d’effectuer le diagnostiqueur immobilier vous le confirme : l’installation électrique du bien à vendre ou du logement à louer est à refaire. Si pour une location, il vous faut procéder à cette rénovation électrique ; pour une vente, vous pouvez en laisser la charge à l’acheteur à condition d’en connaître le montant. Un diagnostiqueur immobilier n’ayant pas le droit de vous indiquer une entreprise pour faire le devis et/ou les travaux, il vous faut en estimer le montant vous même.

 

Estimer le montant de la rénovation électrique

Bien sûr, il suffit de contacter des électriciens pour obtenir des devis que l’on présentera en cas de vente aux futurs acquéreurs. Mais, contacter plusieurs électriciens et les faire venir est une tâche chronophage qui parfois est assez incompatible avec son emploi du temps. De plus, il est toujours bon de savoir à quoi s’attendre avant de faire chiffrer précisément un projet. Quels besoins ? A quel prix ?

 

Pour mémoire, le devis engage durant sa période de validité le professionnel à réaliser au prix fixé les travaux définis dès lors que le devis aura été accepté par le client.

 

Estimer les besoins

Avant d’envisager tout projet de rénovation électrique, il faut conserver la priorité à deux postes :

  • Les pièces d’eau (salle de bain, salle d’eau, cuisine) sont les zones où le risque d’électrocution est le plus présent. Il est indispensable de respecter les implantations requises par la réglementation des volumes de protection (norme NF C15-100);
  • Le disjoncteur différentiel est obligatoire et on ne peut faire l’impasse sur un raccordement à la terre dont il a besoin pour fonctionner.

 

A savoir : Lors du diagnostic électrique, ces deux points sont les causes les plus fréquentes pour classer comme dangereuse ou inadaptée une installation électrique vétuste ou endommagée.

Une fois ces deux postes validés, il faut envisager le reste de la rénovation électrique selon la disposition des pièces, certes, mais aussi en se basant sur la réglementation qui prévoit à minima :

  • Pour la salle de séjour : 5 prises (16 A avec prise de terre),
  • Pour une chambre : 3 prises (16 A avec terre) réparties si possible en périphérie ,
  • Pour la cuisine : Deux types de circuits distincts :
    •  4 circuits spécialisés, un par appareil ménager de forte puissance (lave-linge, lave-vaisselle, four, plaques…),
    • 1 circuit de 6 prises (16 A avec terre) pour le petit électroménager.

 

Le cheminement des câbles pour les prises peut être encastré dans les murs ou apparent sous plinthe ou goulottes alors qu’en général les éclairages (notamment les lustres et plafonniers) devront être encastrés dans les parois sous gaine ou fourreau.

 

Le prix de la rénovation électrique

En règle générale, à moins de vouloir augmenter la puissance ou multiplier les prises et les points de raccordements, il faut compter autour de 100 € par m² habitable pour une rénovation électrique standard. En fonction de la complexité de l’installation ou du degré de vétusté on peut voir cette estimation majorée d’environ 20%. Il faut aussi compter avec les frais de déplacement d’un artisan.

 

A savoir : Le diagnostiqueur immobilier qui a procédé au diagnostic n’a pas le droit de vous orienter vers une entreprise pour effectuer les travaux qu’il préconise. Ne lui demandez donc pas car cela le mettrait en porte-à-faux entre sa volonté de vous renseigner et son obligation de totale indépendance telle que rendue obligatoire par le Décret  n° 2010-1200 du 11 octobre 2010 pris pour l’application de l’article L. 271-6 du code de la construction et de l’habitation,

Article similaire

Les commentaires sont fermés.