Avant l’état parasitaire, un guide anti mérule

Le diagnostic mérule est obligatoire avant la vente d’un bien immobilier situé dans une zone d’infestation ; mais le diagnostic mérule inclus dans l’état parasitaire ne fait qu’attester la présence ou l’absence de mérules. Afin de prévenir plutôt que d’avoir à guérir le risque d’apparition de mérules et autres champignons lignivores, il y a des précautions à prendre et des bonnes pratiques à adopter afin que la sanction du diagnostiqueur immobilier ne vienne assombrir la perspective d’une bonne vente immobilière.

Mérule et champignons, les causes du développement

Comme les moisissures, les mérules et autres champignons lignivores émettent des spores qui sont véhiculés à peu près partout en suspension dans l’air. Ainsi toute maison a assurément été ‘approchée’ par des spores de champignons lignivores (qui se développent dans le bois) et d’autant plus qu’elle se situe en zone d’infestation.

Maison approchée ne veut pas dire maison infestée car les spores de mérules ne se développent que dans un milieu favorable. Il suffit que le milieu dans lequel ils atterrissent ne favorise pas leur développement pour qu’ils restent à l’état de spores et ne se développent pas en ces satanés champignons destructeurs de maisons.

On recense en France environ une quarantaine de champignons susceptibles de dégrader les bois (mais pas seulement) des constructions. Pour qu’ils se développent, ces champignons ont tous besoin de conditions favorables en termes d’humidité, de chaleur et de confinement. Il suffit donc de leur créer un environnement défavorable pour qu’ils restent inoffensifs pour nos constructions.

Aérer et assécher les maisons

Bien évidemment, depuis que les aérations sont obligatoires dans les constructions récentes, le confinement (manque d’aération) n’est plus un souci dans les parties habitées de la maison. C’est donc dans les parties mal aérées (sans aérateur, ni VMC) qu’il y a un risque surtout si ce défaut d’aération maintien un taux d’humidité suffisant pour que mérule et champignons se développent. On pense donc aux caves, sous-sols, greniers des maisons anciennes mais aussi aux maisons inhabitées surtout lorsqu’elles sont souvent dépourvues de VMC ou que les aérations naturelles ont été colmatées. A ce titre, un bien immobilier ancien mis inhabité durant toute la mise en vente devrait être régulièrement ouvert en grand pour y renouveler l’air intérieur et y faire entrer la lumière.

Pour éviter tout risque de développement de mérules et champignons, il faut conserver l’humidité ambiante en-dessous de 60 %. Si la maison est habitée, pour le confort des occupants, on s’attache à maintenir l’hygrométrie entre 30% et 60%.

Aérer c’est bien pour assécher, mais il faut également s’assurer que le bâtiment est étanche aussi bien envers l’eau de ruissellement (pluie, neige, fuites…) que contre les remontées capillaires et la condensation. Si l’aération va permettre d’abaisser le taux d’humidité de l’air ambiant mais aussi des matériaux de la construction, cette aération ne sera efficace que si les causes de l’humidité ont été trouvées et traitées.

Penser mérule durant les travaux

Que le bien soit habité ou pas, les différents travaux que l’on est amené à faire chez soi peuvent présenter des risques. Les professionnels du bâtiment et de la construction travaillent selon des normes et DTU (Document Technique Unifié) qui prennent en compte les risques des diverses pathologies de la construction dont mérules, termites et autres parasites font partie. C’est lorsque le particulier fait des travaux chez lui que l’on voit apparaître des défauts de conception qui vont favoriser l’humidité, le confinement, la stagnation d’eau et les ponts thermiques que les mérules, champignons et insectes parasites (termites, capricornes, vrillettes…) apprécient.

Lambris, menuiseries, enduits, parquets, combles…quasiment tous les travaux de réfection, de rénovation ou d’embellissement doivent être exécutés en pensant aux conséquences pour le milieu qu’ils créent ou les matériaux qu’ils recouvrent.

A cet effet, un guide de bonnes (et de mauvaises pratiques) est disponible afin de sensibiliser les propriétaires sur la prévention du risque mérule. Le guide Prévention et lutte mérules est à consulter impérativement avant que le diagnostic mérule n’apporte une mauvaise nouvelle que l’on aurait pu éviter.

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