L’efficacité du diagnostic électricité

L’intérêt des diagnostics immobiliers est bien passé dans les esprits de la population française que ce soit du point de vue des acheteurs ou des locataires de biens immobiliers. Pour de nombreux vendeurs et bailleurs, par contre, la panoplie toujours extensible des diagnostics obligatoires à la vente et à la location peut apparaître comme une contrainte et une dépense dont ils se passeraient bien. Un bilan sur la réduction des accidents d’origine électrique vient d’être communiqué et à la lecture des chiffres, il est indéniable que le diagnostic est une sécurité indispensable et que son efficacité est évidente.

La diminution des décès d’origine électrique

A partir de 1969 lorsqu’a été rendue obligatoire une norme relative aux installations électriques dans les logements neufs, on a déjà limité les risques d’accidents d’origine électrique ; mais on déplorait encore en 1970 plus de 200 victimes d’électrocution chaque année dans les logements en France.

Tout au long des 20 années suivantes on a vu édictées de nouvelles règles dont l’obligation d’installation d’un tableau électrique puis l’attestation de conformité électrique (consuel) qui ont permis d’écarter les installations potentiellement dangereuses. C’est surtout à partir de 1991 qu’on a pu réduire le nombre de décès par électrisation ou électrocution avec l’obligation de mise en place du fameux disjoncteur différentiel à 30 mA. A partir de ce moment, le décès par électrocution étant écarté, les victimes se comptaient surtout dans les incendies d’origine électrique.

C’est ainsi que les décès par électrocution sont passés en 20 ans de près de 4 victimes par an à 0,6 seulement en 2011 (Source : Observatoire National de la Sécurité Electrique).

15 fois moins d’électrisations

Les normes de pose et de sécurisation des installations électriques ayant fait chuter le nombre de décès, c’est grâce en grande partie au diagnostic électricité qu’on a vu diminuer également le nombre d’électrisations non létales.

Si en 1970 on dénombrait environ 600 cas annuels d’électrisation, en 2011 ce nombre s’était déduit à une quarantaine de cas seulement soit 15 fois moins.

Mais tout n’est pas totalement réglé puisque l’origine électrique représente encore un quart des incendies domestiques soit près de 50 000 cas chaque année.

 

Le diagnostic électrique à la location

Le diagnostic électricité est le meilleur moyen de s’assurer de l’absence de danger d’une installation électrique ancienne (plus de 15 ans).

Obligatoire avant la vente d’un logement (Arrêté du 8 juillet 2008), il doit être également rendu obligatoire avant la location d’un bien immobilier destiné à l’habitat dès lors que son installation électrique date de plus de 15 ans (proposition inscrite dans la Loi ALUR).

A la différence des autres diagnostics immobiliers qui ont une durée de validité de quelques mois (termites, ERNMT…) à une dizaine d’années (DPE…) voire à validité permanente (amiante, plomb), il est question que le diagnostic électricité à la location soit à renouveler à chaque rédaction de bail – voir à ce sujet la différence entre établissement d’un bail et renouvellement tacite.

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