Une centaine de sites touchés par la pollution radioactive

L’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs ou Andra a répertorié plus d’une centaine de sites considérés comme étant radioactifs.80 de ces sites se situent en Île-de-France et 43 révélant des signes de radioactivité nécessitent donc une décontamination.

La radioactivité en France

L’Andra ou Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs a effectué une étude sur la radioactivité en France. L’opération de diagnostic a démarré fin 2010 révélant 134 zones concernées notamment en Île-de-France. Ces sites, pour la plupart réhabilités ou en cours, dissimulent des activités datant de la première moitié du XXe siècle. En effet, ces édifices ont été exposés au radium lors de la fabrication, la commercialisation, l’entreposage de produits dédiés à la médecine, la parapharmacie, la peinture… Comme la majorité de ces constructions ont été transformées en bâtiments publics ou en logement, il est primordial de procéder à leur décontamination. L’État a ainsi mis à la disposition de l’Andra 12 millions d’euros pour décontaminer et procéder au suivi sanitaire de ces sites.

L’ampleur de la radioactivité

Le diagnostic de l’Andra a révélé que plus de 1 300 000 m3 de déchets radioactifs étaient stockés à la fin 2010 en France. D’ici 2030, ce volume risque de doubler et atteindrait 2 700 000 m3, l’équivalent de 2kg par an et par habitant. Les centrales nucléaires seraient à l’origine de 59 % des déchets radioactifs, les laboratoires de recherche pour 26 %, les activités militaires pour 11 %, les industries non nucléaires pour 3 % et le secteur médical à hauteur de 1 %. Les déchets HA ou de haute activité sont les plus dangereux et proviennent entre autres du traitement des combustibles usés représentant 2 700 m3 soit 0,2 % des déchets en 2010. Toutefois, à eux seuls, ces déchets HA représentent 96 % de la radioactivité totale des déchets radioactifs dans l’Hexagone. Les zones détectées en France n’atteignent pas pour lors une activité radioactive alarmante, mais par précaution, l’Andra devra procéder à la décontamination des sites concernés.

Les zones suspectes

Il faut savoir que l’Andra prend entièrement en charge les frais de décontamination de ces constructions. L’opération se réalise dans le respect des propriétaires. Dans le cas d’un pavillon à Chaville, dans les Hauts-de-Seine, des cloisons ont été détruites et des bouts de plancher retirés afin d’extraire 80 tonnes de déchets radioactifs. L’État s’est chargé de reloger les propriétaires et l’opération s’est élevée à 260 000 euros. Sur d’autres sites comme à Gif-sur-Yvette, le taux d’irradiation est tel que des travaux de décontamination s’avèrent insuffisants. L’Andra est donc contraint de les racheter de sorte à tout raser pour extraire tous les déchets radioactifs. Eric Lanes, le chef de mission de l’agence, estime que six ans seront nécessaires pour procéder à l’analyse de ces 134 sites suspects.

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